
Août 1944 : alors que les Allemands quittent Gourgé, la commune bascule dans une période trouble. Entre l’exécution tragique du boulanger Millerioux, les procès de l’épuration et des élections municipales sous haute tension, découvrez le récit documenté d’un après-guerre où se mêlent soif de justice, règlements de comptes et reconstruction politique.
Mon propos débute en août 1944, alors que les troupes allemandes viennent de quitter la commune avant le
15 août. Il commence par l’épuration et la justice expéditive.
I) L’affaire Millérioux
Dans la nuit du 16 au 17 août 1944, Maurice Millerioux, l’un des deux boulangers de Gourgé, père de 6
enfants, est abattu sur la route de La Peyratte, devant la barrière d’un champ. Accusé de collaboration, mais surtout « grande gueule », parlant beaucoup et souvent sans retenue, il adhère en juillet 1942 au
groupement civil de la L.V.F., en tant que sympathisant. Il renouvelle son adhésion en juin 1943 et s’abonne au journal de la Légion, « Le Combattant Européen » le 20 octobre 1943.
Sans doute pour défendre ses idées, mais peut-être aussi pour obtenir une forme de laisser-passer pour se déplacer la nuit pour aller chercher du blé ou l’emmener au moulin. Le comportement du boulanger à l’égard de l’occupant pose de plus en plus question à certains habitants de Gourgé. Il a souvent un soldat allemand avec lui lors de ses tournées et deux allemands travaillent avec lui dans la boulangerie en 1944. Il se dit qu’il aurait dénoncé des évadés français de retour chez eux dans une commune voisine et qu’il doit trafiquer avec les allemands. Plusieurs fois des maquisards viennent le menacer en s’arrêtant devant chez lui et au café d’en face, montrant leur agressivité à son égard. Le dimanche 13 août, les allemands sont venus de Parthenay, perquisitionner sa boulangerie à la recherche d’armes. On entre dans une période trouble, où les troupes allemandes ont quitté la commune depuis quelques jours. La place est donc libre pour ceux qui veulent profiter du contexte et régler leurs comptes.

C’est un groupe de 6 résistants, qui se présente un peu après minuit, en voiture, et frappe à la porte de la boulangerie. Maurice Millerioux, malgré les événements récents, ouvre la porte, et se retrouve face à des hommes en armes, qui lui demandent d’apporter des pains à leur voiture stationnée un peu plus loin. Il s’exécute, apporte les pains à la voiture, mais il ne reviendra pas.
Le 17 août, c’est la stupeur à Gourgé, et l’inquiétude gagne la population. Tout le monde a peur d’une prochaine exécution, d’être accusé de collaboration ou d’avoir fréquenté un collabo. Il est mort de 3 balles qui ont été tirées quasiment à bout portant. Le motif « officiel » invoqué est le fait qu’il soit collaborateur. Mais hormis sa fréquentation des soldats allemands et ses propos pro-allemands, cette prétendue collaboration ne repose que sur des on-dit, des bruits et racontars divers. Certes il est adhérent du groupement civil de la L.V.F., et il fréquente Albert Ducos, le responsable du bureau de la L.V.F. de Parthenay. Il n’existe aucune trace de dénonciations ou d’arrestations dans la commune. Quelques soient les faits, un procès en bonne et due forme aurait du avoir lieu, à la place d’une justice expéditive et indigne.
Une enquête de gendarmerie a bien lieu, qui apparemment trouve les coupables, mais ils ne sont pas
jugés n’étant que des exécutants, qui ne connaissent même pas le boulanger. Quant aux commanditaires, les mois suivants montrent qu’ils sont influents, car les rapports de gendarmerie en date du 24 août 1944,
disparaissent, ainsi que les copies. Quand Mme Millerioux prend un avocat pour essayer de tirer l’affaire au clair, il n’existe plus aucun document.
II) L’épuration légale
Ensuite vient le temps de l’épuration légale, avec la mise en place de deux juridictions d’exception
spécifiques à la Libération : la Cour de Justice et la Chambre Civile.
La Cour de Justice concerne deux personnes de Gourgé.
A) Camille Aubry
Né le 19 février 1924 à Gourgé, élève plutôt brillant, Camille Aubry devient au début de la guerre un très jeune instituteur. Il exerce à Secondigny à l’école libre, mais très vite, il devient un pro-allemand notoire, fréquentant les collaborateurs notamment le secrétaire départemental de la L.V.F. Pilard.
Le 06 juillet 1943, il lui demande les renseignements nécessaires pour un engagement dans la L.V.F., en précisant qu’il parle bien l’Anglais, assez bien l’Allemand et un peu l’Italien et l’Espagnol. Le 4 septembre, il contracte un engagement dans la L.V.F. et rejoint le centre de rassemblement de Versailles jusqu’au 21 septembre 1943, date à laquelle l’instruction se poursuivra en Pologne. Après 3 mois d’instruction, il passe le 2 décembre un examen préparatoire au peloton des élèves aspirants. Il deviendra caporal le 11 mars 1944 et partira pour le front de l’Est, le 11 juillet 1944.

Une première demande de recherche le concernant émane du Commissaire Principal de Police Spéciale de Niort du 19 octobre 1944. Le 5 avril 1945, le préfet des Deux-Sèvres, René Hudeley, demande des poursuites à son égard. Puis le 12 avril, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt, émis par le Procureur de la
République de Bressuire. Après une première citation à comparaitre devant la Cour de Justice des Deux-
Sèvres à Niort, le vendredi 01 juin, le Président de la Cour de Justice des Deux-Sèvres Stéphane Guillon
ordonne que l’affaire concernant Aubry Camille soit examinée à l’audience du lundi 03 décembre 1945.
Il est condamné par la Cour de Justice, par contumace, à la peine de mort, la confiscation de ses biens et la dégradation nationale pour trahison. Cette condamnation sera affichée à son dernier domicile connu à
L’Auduzière, pendant un mois. Mais sans doute est-il mort sur le front russe.
B) Charles Beauchet-Filleau
Né à Parthenay en octobre 1896, Charles Beauchet-Filleau possède une grande propriété de plus de 150 hectares, exploitée par lui et deux fermiers. Il est également assureur à Parthenay. Il arrive à Gourgé en 1922. Début mars 1942, il est nommé chef de district, soit syndic cantonal par le Comité Régional d’Organisation Corporative. C’est notamment en raison de cette fonction exercée pendant l’occupation qu’il sera inquiété à la libération. Mais aussi parce qu’il figure sur la liste des Amis de la Légion. Une enquête de gendarmerie, est mise en place le 19 février 1945.
Les témoignages recueillis mentionnent des relations fréquentes avec les allemands, et en particulier des officiers à Niort. Ces relations lui auraient permis de récupérer sa voiture raflée par les allemands. Ils mentionnent également le fait qu’il a envoyé un de ses domestiques, comme délégué des apprentis agricoles, à Vichy. Le 12 octobre 1945 l’affaire Beauchet-Filleau est classée sans suite par la Cour de Justice, comme étant insuffisamment caractérisée. Décision qui va dans le sens de l’apaisement souhaité par le Gouvernement Provisoire de la République en cette fin d’année.
C) Le Comité Départemental de Libération et Clément Robert
Une partie de sa séance du 4 décembre 1944 est consacrée au cas de Clément Robert, maire de
Gourgé. En effet, une position de principe avait été prise dans une réunion précédente, visant à ce que les
maires ayant appartenu au Conseil Départemental sous le régime de Vichy soient destitués.
Clément Robert a bien appartenu au Conseil Départemental, mais le Sous-Préfet de Parthenay précise que c’est sur son conseil qu’il a accepté de participer à cette instance, pour ne pas laisser la place à un collaborateur. Toute la question est ensuite de savoir si M. Robert doit faire exception à la règle.
Le Comité Local de Libération de Gourgé, présidé par Marcel Servant lui apporte son soutien. Le C.D.L. suite à ce courrier décide dans sa séance du 18 janvier de poursuivre l’instruction du dossier de M. Robert avant de prendre une décision définitive. Et sur les instructions du Préfet, une réunion est organisée le dimanche 21 janvier à Saint Loup sur Thouet, en présence du Sous-Préfet de Parthenay et du docteur Page, membre du C.D.L. Elle réunit tous les maires du canton et les représentants de la Résistance et a pour but de se prononcer sur la destitution ou non du Conseiller Général et maire de Gourgé.
A l’issue des délibérations une motion est votée par l’assemblée à l’unanimité demandant la réhabilitation de M. Robert, maire de Gourgé. Celui-ci n’est finalement pas démis de ses fonctions et peut donc se présenter aux élections municipales de 1945.
III) Une fin de la guerre tragique pour Gourgé
La guerre se poursuit sur le territoire français, puis en Allemagne. Elle implique un certain nombre de
gourgéens, notamment ceux qui sont engagés depuis le 01 octobre dans le 114 ième RI, et qui se battent
autour de la poche de La Rochelle. L’un d’eux, le sergent Georges Rinsant y laisse d’ailleurs la vie. en posant des mines le 06 mars 1945, alors qu’André Fradin est gravement blessé à l’épaule. Un hommage lui fut rendu à Gourgé 17 mois plus tard en présence d’un détachement de tirailleurs marocains, des officiers du 114 ième R.I., de délégations d’anciens F.F.I, d’anciens prisonniers. Les discours, furent prononcés par Marcel Servant, adjoint, le Lieutenant Berneron, le capitaine Guignard, et le Colonel Proust, qui lui remit la croix de guerre à titre posthume à l’issue de la cérémonie.

Les engagés de Gourgé partiront ensuite le 13 juin en Alsace rejoindre la 1 ère Armée (Rhin et Danube). C’est lors d’un trajet pour l’Alsace que se produit en gare de Nancy un tragique accident qui coute la vie à Fernand Maria. Celui-ci, chargé de la corvée de soupe, glisse entre deux wagons lors d’une manœuvre du train et trois wagons lui passent dessus lui sectionnant les deux jambes. Il décède le lendemain, 15 juin 1945. Il est la sixième et dernière victime de Gourgé pendant la Seconde Guerre mondiale.
La fin de la guerre concerne également directement Gourgé en janvier 1945. Le 17 janvier, par une froide
journée, avec un brouillard à couper au couteau, vers 16 heures, un avion militaire s’écrase dans un champ. Les deux soldats sont tués sur le coup. Il s’agit du pilote, le sergent-chef Jean Monguillot et de son mécanicien, le sergent-chef Rémy Colmet. Leurs décès, avec la mention « Mort pour la France », est déclaré en mairie le lendemain par le Lieutenant Armand Voisin, Commandant d’Armes à Parthenay.
IV) Quelques bonnes nouvelles
Au fur et à mesure de l’avancée des troupes alliées en Allemagne, on commence à voir revenir les
premiers requis du S.T.O., puis les premiers prisonniers. C’est le 21 mars 1945 que Sarrebruck est libérée,
après des bombardements destructeurs. Jean Bargeault, qui a échappé de peu à la mort lors de ces
bombardements peut, après 21 mois de travail obligatoire, retrouver sa famille le 25 mai 1945.
Le premier retour de prisonnier à Gourgé, au printemps 1945 n’est pas celui d’un gourgéen, car le 13
mars 1945, c’est Joseph Vilbeau, un soldat d’Houldizy, dont la famille est toujours réfugiée à Gourgé qui
revient le premier. Il faut ensuite attendre plus d’un mois pour voir le retour de deux nouveaux prisonniers, le18 avril.
Le 15 mai, ils sont une vingtaine seulement à avoir retrouvé leur famille. Les retours s’accélèrent fin mai, car le 05 juin ils sont plus de quarante à être revenus au pays. Les trois derniers prisonniers, libérés par l’armée russe, rentrent fin juillet et début août.
Le 8 mai 1945, intervient enfin l’armistice et la fin des hostilités. Ce jour-là les cloches vont sonner une
partie de la journée et la journée se termine avec un bal au café à La Gare et un à la salle des fêtes.
Gourgé va connaitre un autre moment de joie avec le premier mariage qui suit la fin de la guerre, le 14
mai 1945. Ce n’est pas n’importe quel mariage puisqu’il unit Marie, fille de Charles Beauchet-Filleau, en
pleine campagne électorale, avec Jacques Aubrun, fils d’un important industriel de Parthenay.
On a fait les choses en grand, et un tapis rouge s’étend des marches du portail de l’église jusqu’à l’autel. Pour accueillir les nombreux invités, le vin d’honneur qui suit la cérémonie se déroule à l’école libre, dont M. Beauchet-Filleau est le président de la caisse de l’école. Les tables sont bien garnies en particulier de brioches que beaucoup n’ont pas vus depuis le début des hostilités.
Les conséquences de la guerre se font également sentir lors des élections municipales qui ont lieu en
1945 et 1947, qui sont très compliquées.
V) Les Elections municipales de 1945
Le premier tour des élections est convoqué pour le dimanche 29 avril, le second ayant lieu après
l’armistice. La campagne électorale voit s’affronter deux listes, l’une conduite par Clément Robert, maire,
sortant, avec Marcel Servant, résistant de la première heure qui a transporté et caché chez lui, pendant un an un gros dépôt d’armes provenant des parachutages de Lageon (juillet 43). La seconde par Charles Beauchet-Filleau.

La campagne est très agressive et laisse des traces même dans le compte-rendu du conseil municipal : « Le Conseil Municipal flétrit les paroles et inscriptions injurieuses qui ont eu lieu au cours de la campagne ». Pour ces municipales, les électeurs, et pour la première fois les électrices, ont à élire douze conseillers municipaux. A l’issue du premier tour le maire sortant est largement battu et sept candidats sont élus, avec Marcel Servant qui réalise le plus gros score. Charles Beauchet-Filleau est élu avec trois membres de sa liste et la liste de Clément Robert compte trois élus.
La campagne entre les deux tours est acharnée et à l’issue du scrutin du 13 mai, la liste Beauchet-Filleau compte deux élus supplémentaires. Quant à la liste adverse elle place trois élus lors de ce second tour. Les deux listes comptent donc le même nombre d’élus.
Lors de l’installation du Conseil Municipal, prévue le 19 mai, seuls sont présents les élus de la liste Beauchet-Filleau. Marcel Servant a adressé un courrier au nom de sa liste, expliquant leur absence par le fait qu’Eugène Fradin est malade, et qu’il est nécessaire que le conseil soit au complet pour l’élection du maire. Eugène Fradin a fait une chute dans son escalier quelques jours auparavant. L’élection du maire est donc reportée au 26 mai.
Lors de cette séance M. Fradin Eugène, le plus âgé des membres du conseil prend la présidence, installé sur un brancard, et il est procédé à l’élection du maire.
Les deux premiers tours connaissent un résultat identique : Eugène Fradin et Charles Beauchet-Filleau obtiennent chacun six voix. Pour le troisième tour, la liste Beauchet-Filleau décide de présenter Emile Bréchoire, qui obtient également six voix, comme Eugène Fradin. C’est donc celui-ci qui est élu maire au bénéfice de l’âge.
Pour le poste de premier adjoint, les trois tours de scrutin sont identiques avec six voix pour Marcel Servant et Emile Bréchoire, qui est élu au bénéfice de l’âge. Pour le deuxième adjoint, Il faut également 3 tours de scrutin pour élire Marcel Servant deuxième adjoint. A l’issue de la séance, sur la demande de M. Fradin, M. Michelet retire sa démission du poste de secrétaire de mairie. Il a certainement été au centre de la campagne pour son action auprès de Clément Robert, et son rôle ingrat pendant l’occupation, concernant en particulier la répartition des réquisitions.
La campagne laisse des traces, et elle explique sans doute le départ de Rémi Michelet pour Parthenay, à la rentrée d’octobre 1945.
Les années 1946 et 1947 vont marquer un tournant dans la vie politique locale, et la fin d’une
tradition électorale ancrée à gauche depuis 1896.
Le 9 novembre 1946 a lieu le décès de Clément Robert.
Héritier politique d’Amédée Ducrocq, il lui succède en 1929 au poste de maire jusqu’en 1945, avec 49 ans de présence au conseil municipal. Il reprend également son poste de conseiller général. Lors de ses obsèques, c’est Léon Billeau, le plus ancien de ses compagnons de route du conseil municipal où il est entré en 1912 et qu’il ne quittera qu’en 1959, après 48 ans de présence qui retrace sa carrière : « Cultivateur, expert foncier, conseiller municipal, maire, conseiller d’arrondissement, conseiller général, président du comice agricole des cantons de Parthenay et de Ménigoute, président de la caisse locale des assurances mutuelles agricoles, membre fondateur de la société coopérative agricole de l’arrondissement de Parthenay, initiateur et premier président du syndicat des eaux de Seneuil, officier du Mérite Agricole, il a marqué la commune de son empreinte.
Ses adversaires, au cours d’une campagne électorale abjecte, ont détourné de Clément Robert les
suffrages de nombreuses personnes à qui il avait cependant rendu d’éminents services. Cette ingratitude et cette violence étonnèrent et peinèrent profondément Clément Robert. Atteint d’une maladie sérieuse,
aggravée encore par la déception…il commença à décliner et s’alita pour ne plus se relever ».
VI) Les Elections municipales de 1947
Elles marquent un tournant définitif dans la conduite de la municipalité. Si les élections de 1945 ont
permis à l’équipe de Clément Robert de garder le contrôle de cette municipalité transitoire, au bénéfice de l’âge, il n’en est pas de même lors des municipales de 1947.
Lors du premier tour, le 19 octobre 47, deux listes sont en présence, auxquelles s’ajoute la candidature comme Républicain Indépendant, de Colbert Touret, chaufournier et plus gros employeur de la commune. C’est un ancien élu de l’équipe de Clément Robert, de 1929 à 1945. La liste Républicaine d’Union Sociale est conduite par Eugène Fradin, maire sortant, et comprend quatre conseillers sortants. Face à elle, la liste d’Intérêts Communaux, indépendante, modérée comme on dit à l’époque, est conduite par Charles Beauchet-Filleau, accompagné de quatre conseillers sortants, et il y a cette fois 13 conseillers à élire.
Le résultat du premier tour laisse les choses très ouvertes, avec seulement quatre élus. La liste Beauchet-Filleau place deux élus. La liste Fradin a un élu et Colbert Touret, candidat indépendant, est élu. Il reste neuf postes à pourvoir, mais surtout le maire sortant arrive assez loin. Le 26 octobre, avec le même nombre de votants que la semaine précédente et une participation de plus de 87% , la liste Républicaine d’Union Sociale compte quatre élus supplémentaires. Quant à la liste Beauchet-Filleau, elle ajoute cinq élus aux deux du premier tour. L’élection du maire le 30 octobre marque la victoire de la liste modérée et conservatrice, avec l’élection par 7 voix de Charles Beauchet-Filleau contre 6 voix pour Colbert Touret. Beauchet-Filleau restera maire jusqu’en 1971. Ainsi se ferme la longue période pendant laquelle la commune de Gourgé a été classée parmi les communes « rouges ».




